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Stratégie IT

Les facteurs de risques sur l’économie se multiplient trop vite en ce début 2020

Frédéric Lasnier
Frédéric Lasnier
Chief Executive Officer

On avait fini 2019 sur des notes un peu plus optimistes qu’on l’avait commencé. Le mot récession était sur toutes les lèvres il y a un an. Il n’aura pas fallu longtemps pour que les craintes reviennent.

J’ai décidé de partager mes vues, data et perspectives sur les deux premiers trimestres 2020 dans le secteur de la tech et le digital. J’ai en effet l’intention d’entamer une conversation avec vous les patrons de tech, sur les nouveaux risques et les nouvelles opportunités.
Je ne veux pas passer trop de temps sur ce que tout le monde peut voir, le coronavirus ou le Brexit. Je veux être beaucoup plus spécifique. Je vais commencer par vous donner quelques infos et indicateurs internes et externes.

Plus spécifiquement, j’ai quelques informations exogènes et endogènes de première main, importantes pour le secteur de la tech et le digital :

  • Les commandes aux industries de luxe françaises s’effondrent littéralement ces derniers 10 jours du fait du coronavirus. Les derniers 3 jours encore plus forts. Secteur capital dans le marketing digital, comme vous le savez. Les intermédiaires voudraient déstocker mais n’y arrivent même pas. Les marques assistent impuissantes à l’annulation de commandes sécurisées de longues dates en Asie. Ces annonceurs cherchent clairement des compressions budgétaires.

  • Notre cher tourisme est également dans le rouge foncé. Mais le virus n’est pas le seul coupable. Nos camarades cheminots et leur patriotisme légendaire ont bien contribué aussi à faire le job. La filière va dévisser pendant des mois. Toutes les entreprises du secteur seront touchées pendant au moins tout le T1 : plateformes commerciales, agences marketing, compagnies aériennes, tout le monde va déguster. Agences et Software SaaS sectoriel, vous pouvez aussi faire face à des besoins d’adaptation.

  • Les entreprises d’outsourcing digital et de conseil, ainsi que les agences, ont ralenti les bases de leurs opérations de recrutement depuis le T4 2019. Les chiffres que je vais donner vont vous faire éprouver un léger frisson… Dans mon panel secret des meilleures sociétés européennes (au top pratiques agiles, top clients dans le portefeuille) le recrutement a baissé de 37% entre le T4 2018 et le T4 2019. -50% entre janvier 2019 et 2020. Chez les géants, on est à -75%. Ça ne traduit pas encore obligatoirement une récession mais des anticipations beaucoup plus frileuses, et une stagnation des revenus pour les uns et une croissance divisée par au moins deux pour les autres. Ces entreprises se trompent-elles ? Je ne le crois pas vraiment. Si j’ai raison, les premiers profit warning seront pour le 2e trimestre. Éventuellement le troisième si une reprise de leur commande ne vient pas enrayer ce mouvement.

  • Tout ça se voit sur nos sites… les pages outsourcing, comme au début des phases anxiogènes, sont en forte augmentation de consultation. Mais plutôt dans la simple curiosité. On génère des leads plus que d’habitude mais les confirmations sont longues.

  • Les fonds et les analystes n’ont qu’un mot à la bouche… fin de cycle. Pire encore en France, la conscience d’être dans une bulle pourrait entraîner une crise plus forte du financement des startups et même du private equity, qu’une simple fin de cycle. On a payé trop cher en France pour des entreprises qui ne réussissent pas assez à sortir des frontières. La France est dépassée sur les giga exit (licornes) de 3 fois par l’Allemagne, de 10 fois par le UK et les Pays Bas, malgré leur taille nous écrabouillent, et je ne parle bien sûr pas d’Israël. Aux US, même l’Utah (capitale de Salt Lake City) dépasse la France. La faute à qui puisqu’on ne peut plus parler de disponibilité des fonds ? Est-ce notre management qui est en crise ? Autre sujet à développer une prochaine fois…

Les entrepreneurs doivent être pragmatiques dans la phase qui s’ouvre et s’obliger à tenir des risks log précis et observer les délais de règlement. Il va falloir jouer serré, tout en continuant à innover et séduire les clients, sur un terrain miné de nouveaux risques. Rien de mieux qu’un bon produit et un bon marketing, c’est de très loin la meilleure défense. Se replier sur la legacy et c’est la mort cérébrale.

Je veux m’emparer du sujet et rencontrer des entrepreneurs du digital et du software pour parler d’une intégration plus forte du freelancing, du remote, de l’outsourcing dans leur mix de production digitale.

De ce fameux « future of work » qui combine ces différentes solutions à l’intérieur d’un framework agile de bout en bout, le seul capable de séduire les meilleurs, en interne comme externe. Ça fait 20 ans que je fais ça, avec des consultants en France et des équipes en Europe de l’Est, au Vietnam ou des Freelancers en Europe.

C’est ma troisième fin de cycle, et Pentalog, qui pratique ces frameworks, n’a connu qu’un seul exercice négatif dans sa vie, le 1er. Nos clients profitent de notre expérience technologique, mais aussi de notre capacité à anticiper les modes de production, les coûts, les ralentissements et les accélérations, le ROI, les attentes du marché et celles des équipes.

Le Futur du travail, c’est le futur de votre boite.

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