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Salons & conférences

MWC 2012 Conférence – Comment réaliser les Apps du futur ?

Mickaël Hiver
Mickaël Hiver
Revenue Manager Europe & Asia

Cette conférence était animée par Tim Green de Mobile Entertainment. Les conférenciers étaient :
– Jon Summers, SVP, App & SVC Services, AT&T
– Scott Jenson, Creative Director, Frog
– Peter Broekroelofs, CTO & Co-Founder, Service2Media
– Safdar Mustafa, Head of Mobile Media, Al Jazeera
– Hoojong Kim, SVP, Global Technology Research Institute, SK Telecom

C’est Jon Summer d’AT&T qui démarre les débats. Pour lui, les changements doivent venir de la complexité des outils, des plateformes, des langages, des protocoles, et des sources de données que les développeurs doivent gérer : il faut simplifier tout cela. AT&T a ouvert son réseau au travers d’un programme (WAC) pour développer le Cloud, pour fournir des API/plateformes pour aider les développeurs, et pour améliorer la collaboration avec les autres opérateurs de télécommunication. Cette ouverture est entouré de HTML5, de support aux développeurs, d’un portail dédiée et du ‘On boarding’ (il n’a pas développé ce point, donc je ne sais pas ce qu’il a voulu dire par là). Ce changement a commencé en 2008 et continue aujourd’hui.

Scott Jenson de Frog nous a ensuite parlé des Apps et du débat natif ou web développement. Pour lui l’hybride est la solution avec 3 possibilités :
– App Glut : il faut un store, un produit et un site web.
– Size and cost reduction : comme il le dit « Zombie applications appocalypse », vu le nombre d’applications arrivant sur les stores beaucoup n’auront aucune chance de sortir du lot et deviendront des « zombies ».
– Leverage other applications : avoir la possibilité d’interagir avec différents équipements comme par exemple connecter une bouteille pour connaître le nombre de fois ou elle a été utilisée, la date de validité du contenu.
Pour lui, les Apps n’ont pas encore eu leur révolution (en suivant le cycle Kuhn) : du mainframe à la tablette/mobile. Il y a donc une super opportunité pour créer une solution qui va concentrer tous ces nouveaux équipements. Le mobile va/doit fournir les apps/services dont l’user à besoin au bon moment par rapport à l’endroit.
Je suis tout à fait d’accord avec lui 😉

Ensuite Peter Broekroelofs de Service2media a parlé de la solution qu’ils ont mis en place pour leur client Aljazeera : le cross device est une bonne opportunité pour réduire les coûts. Pour cela il faut designer l’Apps une seule fois, les déployer sur de multiples plateformes et les maintenir. Peter a alors énuméré un certain nombre de faits :
– Développer sur du natif prend x fois plus de temps. Il y a donc une augmentation du cycle de vie du produit.
– L’expérience utilisateur est différente en fonction de la plateforme (iOS, Android…) et aussi par rapport à l’équipement (Apple, HTC, Sony…).
– Il y a aussi le problème de la sécurité : l’utilisateur final a confiance dans la sécurité de son smartphone, il faut donc la conserver.
– Il y a aussi l’intégration du mobile dans le SI (cloud, serveur, accessoires) via le wifi/3G.
– Dernier point et non des moindres : il faut gérer la multitude des langues des utilisateurs (français, anglais, chinois…).

Safdar Mustafa a enchainé pour faire un retour d’expérience en tant que client (Aljazeera). Il a insisté sur 2 points : la problématique du multi plateformes et sur la diversité des sources et des médias à l’origine de l’info (ex du tweet de la photo d’un crash d’avion qui a été reprise par tout le monde). La révolution du mobile dans l’information est très importante dans le monde du média. Aljazeera ajoute autant de fonctionnalités qu’il est possible en écoutant les utilisateurs (obtenir ce feedback n’est pas toujours simple au vue du peu d’outils offert par les plateformes hôtes). Pour le problème de la langue, Safdar a cité un exemple concret : Windows 7 ne supporte pas l’arabe (en entrée/saisie) ce qui est un comble pour un OS de portée mondiale. Pour Safdar, le monde IT doit faire augmenter le nombre de médias, évoluer les Apps et les plateformes, et surtout faire du benchmark et rester à l’écoute des retours utilisateurs.

Hoojong Kim de SK Planet s’intéresse à l’écosystème autour des Apps. L’implantation du mobile en Corée est en train d’exploser avec 27% de pénétration par an. SK Telecom a donc créer une spinoff, SK Planet, pour gérer les plateformes de développement mobile. Avec 12 millions de consommateurs, 26 millions de pages vues mensuellement et 619 millions de téléchargements (documents et Apps confondus), SK Telecom (comme AT&T) doit faire face à l’explosion de l’utilisation de son réseau. D’après une étude réalisée par SK Planet, Android est devant l’iPhone et les site mobiles. Toujours d’après cette étude, Android est plus gourmand en terme réseau que l’iOS. Toujours à la recherche d’une plateforme permettant d’intégrer tous les équipements, Hoojong confirme qu’HTML5 semble être une des meilleures solutions.

Après l’ensemble de ces présentations, les conférenciers ont débattus sur l’éternel sujet « HTML5 ou développement natif ? » sans apporter de réelle réponse.
Une question d’une personne russe a passionné les conférenciers : elle indique que 80% du marché est pris par Apple, elle demande donc aux conférenciers quand et comment les autres plateformes vont réussir à faire changer la donne ? Pour Frog, l’un des premiers problèmes vient du modèle économique par la publicité, tant que celui-ci durera, il sera difficile de contrer Apple. Pour le Coréen, il faut plus de collaboration entre l’opérateur et les éditeurs de plateformes, en particulier autour d’HTML5, ce qui permettra de séparer Apps et plateformes. Pour Aljazeera, il faut se rappeler l’histoire de Nokia ou même de Microsoft : les utilisateurs adoptent très rapidement de nouveaux standards du moment qu’ils y voient une nouvelle valeur ajoutée. Mettre à disposition une Apps Android est, pour lui, un pari sur l’avenir. Comme hier (voir mon précédent post ici) il milite pour que HTML5 puisse accéder aux fonctionnalités de l’équipement. Pour Service2Media, les Apps sont de plus en plus pensées « gratuites » et pour se différencier il faut donc innover et réussir à se faire connaître.
Autre question : Est ce que les opérateurs vont faire payer aux développeurs la bande passante et la consommation batterie que leur apps utilisent ? AT&T travaille sur un outil permettant aux développeurs de voir/constater cette consommation pour qu’ils la réduisent. Bonne initiative 🙂

La conférence s’est terminée sur cette question. Pour ma part, j’ai découvert après qu’il y a déjà une solution pour permettre aux Apps en HTML5 d’accéder aux fonctionnalités des équipements : appMobi{!}.

Deuxième journée à MWC : c’est toujours aussi passionnant !


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