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Développement front-end, back-end

Product Owner – Conseils pratiques pour améliorer vos process

Andreea Tatarus
Andreea Tatarus
Product Owner

Pour ce dernier article de questions/réponses, je vais m’attacher à fournir aux Product Owners les réponses aux questions les plus souvent posées avec des conseils pratiques et concrets.

product owner - conseils pratiques

Les ressources d’apprentissage apportent les compétences nécessaires pour faire progresser votre carrière de PO. Pas de limites pour les ambitieux !

Si vous n’avez pas lu ma série d’articles sur les PO, en voici un bref aperçu :

  • Mon premier article est consacré aux fonctions et responsabilités des Product Owners. Il propose une analyse détaillée des compétences nécessaires pour exceller dans le leadership.

  • Le deuxième porte sur la mission d’un Product Owner, et suggère différents conseils pour développer une relation fructueuse avec les équipes et les clients.

  • Mon dernier article offre une liste des ressources que j’ai moi-même utilisées, et qui m’ont semblé efficaces pour bâtir des relations enrichissantes avec l’équipe et les parties prenantes.

Plongeons-nous sans plus tarder dans mon dernier article !

 

En tant que PO, que fais-tu lorsqu’il y a trop de fonctionnalités sur ta liste ? Comment choisis-tu les bonnes ?

Si votre projet s’accompagne d’une liste interminable de fonctionnalités, commencez par vous concentrer uniquement sur celles qui sont nécessaires. Par « nécessaires », j’entends celles dont les utilisateurs ont impérativement besoin, qui résolvent un problème ou comblent une lacune du produit.

Pour déterminer au mieux la priorité des fonctionnalités, utilisez un système de vote. Établissez un ensemble de critères (comme l’impact/le besoin du client, la valeur métier, les coûts d’implémentation), rencontrez les parties prenantes et votez pour chacune des fonctionnalités. Celles ayant obtenu le plus de vote doivent figurer en haut de la liste. Les fonctionnalités ayant l’impact client le plus fort doivent aussi être prioritaires.

Comment utiliser un MVP et un MMP ?

Un MVP, ou Minimum Viable Product (produit minimum viable), est la version préliminaire d’un produit. Elle sert à tester une idée et obtenir ainsi de précieuses informations sur les besoins de l’utilisateur ; c’est une sorte de POC (Proof of Concept).

Un MMP, ou Minimum Marketable Product (produit minimum commercialisable), contient quant à lui la quantité minimum de fonctionnalités qui permet de commercialiser le produit et de répondre aux besoins des utilisateurs sans les solutions de la version finale.

Je préfère utiliser un MVP pour tester mon produit sur une petite échelle d’échantillonnage, et garder le MMP pour la phase dans laquelle j’aurai déterminé ce qui convient à une base d’utilisateurs plus importante. Ce qui est considéré comme un MMP peut varier d’un pays ou d’un marché à l’autre, en fonction du type de produit ou des objectifs commerciaux.

Le MVP est un « premier essai » qui peut être supprimé ou utilisé par la suite pour développer un MMP.

Plus d’infos ici.

Comment un PO peut-il être sûr qu’un produit répondra aux attentes du client lorsque les consignes sont plutôt vagues ?

Je trouve qu’il est utile d’organiser des ateliers avec les parties prenantes pour s’assurer que tout le monde est sur la même longueur d’onde en matière d’attentes. Il peut arriver qu’elles se lancent en toute bonne foi dans un projet avec des préoccupations et objectifs différents, parfois sans même se rendre compte du décalage. Une fois que l’on a atteint un consensus, tout le monde doit être en phase. Les consignes seront plus claires et vous pourrez commencer à valider un POC avec certains utilisateurs finaux.

Avoir une idée plus claire des attentes de l’utilisateur final vous permettra d’orienter plus facilement votre équipe dans la bonne direction.

Un POC peut être une excellente manière de valider les hypothèses. Une fois que vous avez reçu un feedback, vous pouvez mieux déterminer les fonctionnalités qui appartiennent au MVP et celles qui peuvent attendre.

Travaillez en gardant à l’esprit que le produit est là pour résoudre des problèmes. Sélectionnez les fonctionnalités de base qui résolvent les problèmes les plus immédiats et évidents. Ensuite, testez les suivantes en fonction de l’urgence et de leur nécessité.

Prototype papier ou avec mock-up ?

Je vais répondre à votre question par une autre question. Quelle utilisation comptez-vous faire du prototype ?

Si vous comptez uniquement organiser un atelier interne pour aider ses participants à mieux connaître les fonctionnalités et les interactions, un prototype papier fera parfaitement l’affaire. C’est une manière économique, mais créative, de réaliser rapidement des itérations, obtenir un feedback et les modifier sans perdre de temps.

Cependant, si vous souhaitez tester une idée ou une fonctionnalité sur les utilisateurs finaux, je vous suggère fortement d’utiliser un mock-up (ou application maquette). Cela vous permettra de créer un prototype dynamique et d’observer les réactions des utilisateurs.

Le concept d’agilité va-t-il au-delà du développement logiciel ? Les Product Owners ne sont-ils là que pour l’IT ?

En réalité, l’agilité est un état d’esprit et une philosophie qui peuvent être appliqués dans la vie de tous les jours aussi bien que dans le secteur technologique. Les principes agiles peuvent permettre d’augmenter la productivité même sur le plan personnel lorsque l’on gère des tâches, des rendez-vous ou que l’on organise sa maison.

Vous pouvez devenir votre propre Product Owner et élaborer un backlog, prioriser les tâches, déterminer lesquelles sont les plus urgentes et lesquelles peuvent être effectuées plus tard, dans un sprint d’une semaine, par exemple.

Il y a même des personnes qui appliquent les principes d’agilité à la parentalité, ou lorsqu’elles souhaitent réaliser un nouveau projet de jardinage ou de décoration par exemple. Lorsqu’on y pense, l’agilité fonctionnerait parfaitement dans le domaine de l’habitat – en particulier la construction. Cela serait plus efficace que la méthode Waterfall par exemple. Le domaine de la construction fait partie des industries les plus consommatrices de ressources, avec une clientèle parmi les plus exigeantes. Pratiquer l’agilité permettrait d’aider les ouvriers à s’adapter au changement avec une visibilité continue sur les progrès et la réduction des risques. On pourrait ainsi améliorer la productivité, mais aussi la gestion des coûts et du temps.

 

N’hésitez pas à lire cet article pour mieux comprendre comment appliquer l’agilité à votre vie quotidienne.

Regardez le replay du webinaire, « La vie d’un Product Owner, ou comment développer un excellent produit avec une équipe heureuse » pour obtenir une synthèse de mes 5 leçons les plus utiles sur la gestion produit et vous aider à développer un meilleur produit.


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