Facebook EmaiInACirclel

Offshore Vietnamien : infos diverses et mode d’organisation

Frédéric Lasnier
Frédéric Lasnier
Chief Executive Officer

Samedi, à Saigon, j’en ai appris de belles. Cap Gemini aurait renoncé à l’idée de son très grand site Est-Européen (Iasi avait été fortement envisagé). Mais l’évolution des salaires en Roumanie aurait eu raison de leurs intentions, à suivre… Un autre grand nom français, ayant annoncé son ouverture au Vietnam, ne dispose, en tout et pour tout, que d’une toute petite équipe de 5 personnes, fonctionnant en mode dédié… vendue par une des plus grosses SSII locales ! Je commence à me demander si les SSII géantes françaises finiront par réussir leurs implantations offshore.  

Lundi à Hanoi, j’apprenais que France Telecom est en passe, lui aussi, d’ouvrir un Technology Center au Vietnam. Le spot est chaud ! 

What else ? Ah oui, l’offshore vietnamien fonctionne comme marchait les entreprises indiennes ou roumaines il y a dix ans. Le sureffectif semble généralisé. Et les managers s’étonnent de voir du turn-over ! Le modèle n’est pas bon. Les meilleurs éléments s’emmerdent, tandis que les plus moyens s’encroûtent. La plus belle boîte, que nous avons eue la chance de visiter, dispose d’un effectif facturé représentant la moitié de son effectif total. C’est une formation généralisée et à moindre coût que pensent donner les patrons de ces boîtes. Le calcul est désastreux car loin de fidéliser leur personnel, ils leur donnent une mauvaise idée de la productivité. Ce n’est pas comme cela qu’il faut s’y prendre. Nous avions posé ce problème dès 2000 en Roumanie. Aujourd’hui, si nous devons aborder le Vietnam, ce sera avec la même recherche de productivité. 

Il est évident, si nous confirmons cette implantation, dans quelques semaines, que nous devrons répliquer le modèle de la Pépinière Pentalog. Les enjeux de la communication entre la direction européenne et la force locale seront très conséquents. Une entreprise qui ne réussirait pas à briser la glace avec son équipe vietnamienne n’aurait aucune chance d’atteindre les niveaux de communications indispensables au respect de la qualité dans notre métier. Les facteurs culturels sont évidemment déterminants au moment de s’implanter dans un pays vivant dans un système de « castes  générationnelles » et qui semblent afficher encore une certaine déférence devant les blancs. 


7 Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *