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Financement

Référencement des acteurs du conseil en CIR/CII, la synthèse (3/3)

PentaGuy
PentaGuy
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Ce billet clôt la série consacrée au référencement des acteurs du conseil en CIR/CII et à la fameuse charte édictée par la Médiation Inter-Entreprises (MIE). Vous pourrez retrouver les deux premiers articles ici et .

Aujourd’hui je vais vous parler du processus de référencement. Ce papier est avant tout informatif car Pentalog n’en est qu’au début du processus et, de ce fait, les retours d’expérience manquent. Ce que nous savons provient de la MIE elle-même et des 7 acteurs qui sont d’ores et déjà référencés et qui l’ont annoncé par communiqué sur leur site officiel.

Le référencement est une certification valable 3 ans qui est donnée par la MIE à tout acteur du conseil en CIR/CII qui signe la charte dont nous avons déjà abondamment parlé depuis le début de cette série. Cette certification est de plus contrôlée annuellement par la MIE. D’après l’un des acteurs référencés, la MIE compte organiser de 3 à 4 sessions de référencement par an avec un objectif de certifier 5 acteurs du conseil dans cette période. Autant dire que les places seront chères !

En quoi consiste ce processus ? Il est décrit dans un document mis à disposition du public sur le site de la MIE et consiste en deux phases. Une première phase est l’évaluation par les services d’évaluation de la MIE de l’acteur du conseil qui a remplir son dossier de candidature (je reviendrai sur cet aspect plus bas). Cette évaluation prend la forme d’un audit des bonnes pratiques du cabinet de conseil. L’auditeur doit estimer les écarts entre la pratique réelle de l’acteur du conseil et la pratique idéale représentée par les 5 critères et les 11 engagements décrits par la charte. Pour ce faire, il ou elle ne se déplace visiblement pas mais travaille d’un côté sur la base de la documentation publique et de l’autre sur les réponses à un questionnaire soumis au candidat au référencement. Il s’agit dès lors plus d’un travail d’enquête que d’audit car, à mon sens, l’objectif est d’identifier des litiges qui auraient pu survenir entre le cabinet de conseil et ses entreprises clientes. Le candidat peut également et de sa propre initiative transmettre à l’auditeur des documents attestant de son respect effectif de la charte.

Il est intéressant de noter que des actions correctives puissent être entreprises par le candidat au cours de cette étape. En effet, si l’évaluateur constate des écarts entre la pratique du cabinet et les bonnes pratiques de la charte, il va émettre des réserves qui entacheront le rapport d’évaluation. On voit que la MIE a préféré mettre en œuvre un processus assez direct et peu tatillon en autorisant l’évaluateur à faire part au candidat de ces réserves pour que ledit candidat puisse en corriger les raisons. On l’en remercie !

L’évaluation initiale donne lieu à un rapport adressé au candidat qui devra, pour que sa candidature soit entérinée, l’accepter et le retourner à la MIE accompagné d’une lettre de couverture et d’un plan d’action décrivant les mesures que l’acteur du conseil s’engage à prendre pour se conformer aux recommandations émises par l’évaluateur.

Le processus se poursuit par l’examen du dossier de candidature et la réponse que lui apporte le Comité de Référencement. Cette réponse peut aller du refus pur et simple à l’acceptation plein et entière du candidat. Notons qu’il existe un recours pour le candidat qui consiste à aller plaider son dossier devant le même Comité de Référencement ou à proposer une nouvelle évaluation.


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